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Enseigner et se formerIntermédiaire · relu le 8 septembre 2026

Le cas clinique sur mesure

De « je reprends le cas de l'an dernier » à « un cas fictif en trois temps, construit autour du piège que je veux tendre ».

Un bon cas d'enseignement n'est pas un cas réel anonymisé : c'est un cas construit autour d'une erreur précise qu'on veut faire commettre. Ce prompt part du piège et remonte vers le cas, en trois temps, avec les réponses attendues et ce qui est faux dans la réponse la plus fréquente.

Essayé sur ChatGPT · Claude · Gemini

Le prompt

Tu fabriques un cas clinique pour enseigner. Le cas est entièrement
fictif : tu l'inventes, tu ne pars d'aucun dossier réel.

PUBLIC : [ex. « internes de médecine générale, 2e semestre »]
OBJECTIF PÉDAGOGIQUE : [la seule chose qu'ils doivent avoir comprise à la fin]
PIÈGE À TENDRE : [l'erreur classique que le cas doit faire commettre]
DURÉE : [ex. « 20 minutes en petit groupe »]

RENDS LE CAS EN CINQ PARTIES :

1. LE CAS, EN TROIS TEMPS.
   Temps 1 : la présentation initiale, telle qu'elle arrive — incomplète,
   avec un élément qui oriente vers le piège.
   Temps 2 : les informations qu'on obtient si on pose les bonnes questions.
   Temps 3 : l'évolution, qui tranche.
   Chaque temps tient en un paragraphe et se termine par une question
   posée au groupe.

2. LES QUESTIONS, AVEC LEURS RÉPONSES ATTENDUES.
   Trois par temps. La réponse attendue tient en deux lignes et précise
   ce qui est faux dans la réponse la plus fréquente.

3. LE PIÈGE, EXPLIQUÉ.
   Pourquoi il fonctionne, quel biais il exploite, et à quel moment exact
   du cas il se referme.

4. LE POINT D'ANCRAGE.
   Une phrase, dix mots maximum, que les apprenants doivent retenir six
   mois plus tard.

5. LES VARIANTES.
   Deux modifications du cas — une qui le rend plus simple, une plus
   difficile — en une ligne chacune.

CONTRAINTES
- Le cas doit être cliniquement plausible de bout en bout : constantes
  cohérentes, chronologie tenable, résultats compatibles entre eux.
- Aucun nom de marque, aucun établissement réel, aucune date absolue.
- Si tu utilises des seuils ou des scores, donne leur nom exact et leur
  source, et signale si tu n'en es pas sûr.

Les champs à remplir

  • [l'erreur classique que le cas doit faire commettre]

    Le cœur du prompt. Sans piège désigné, vous obtiendrez un cas plat que tout le monde résout.

  • [la seule chose qu'ils doivent avoir comprise à la fin]

    Une seule. Un cas qui enseigne trois points n'en enseigne aucun.

Comment s'en servir

  1. 1Nommez le piège avant tout le reste : c'est lui qui structure le cas.
  2. 2Relisez la cohérence clinique de bout en bout — constantes, chronologie, résultats. C'est là que les cas générés déraillent.
  3. 3Vérifiez les scores et les seuils cités : le prompt demande leur source, contrôlez-la.
  4. 4Gardez la variante difficile sous le coude, pour le groupe qui va trop vite.

Ce que ça ne fait pas

  • Le cas est fictif et doit le rester : ne partez jamais d'un dossier réel, même anonymisé.
  • La plausibilité clinique n'est pas garantie — c'est à vous de valider avant de l'utiliser devant un groupe.
  • Les réponses attendues sont un point de départ pédagogique, pas une référence à distribuer telle quelle.

Aucun de ces prompts ne se colle avec un nom, une date de naissance, un NIR ou un numéro de dossier. On retire d'abord ce qui identifie, on colle ensuite — un modèle raisonne aussi bien sur « femme de 62 ans » que sur un patient nommé.

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