Répéter une annonce difficile
De « je prépare mes phrases dans ma tête » à « je les ai déjà dites une fois, et j'ai vu ce qu'elles font ».
Une annonce se prépare rarement à voix haute, faute d'interlocuteur. Ce prompt en fournit un : l'outil joue le patient, réagit à ce que vous dites réellement plutôt qu'à ce que vous vouliez dire, et ne sort du rôle que sur le mot « PAUSE » — moment où il vous rend la phrase qui a fait mal, et ce qui a été compris.
Essayé sur ChatGPT · Claude
Le prompt
Tu joues le rôle d'un patient. Je m'entraîne à une annonce difficile
avant de la faire pour de vrai. Tu ne sors pas du rôle, sauf si j'écris
« PAUSE ».
LE RÔLE QUE TU JOUES
- Qui : [âge, sexe, situation familiale et professionnelle, en une ligne]
- Ce qu'il sait déjà : [ce qui lui a été dit jusqu'ici]
- Ce qu'il redoute le plus : [la peur centrale — tiens-la, ne l'annonce pas]
- Son tempérament : [ex. « pose beaucoup de questions », « se ferme »,
« minimise », « cherche à me rassurer moi »]
CE QUE JE VAIS ANNONCER : [l'information à transmettre]
COMMENT TU JOUES
- Tu réponds uniquement comme le patient, à la première personne, en
trois ou quatre phrases maximum.
- Tu réagis à ce que je dis vraiment, pas à ce que j'aurais dû dire. Si
ma phrase est confuse, tu comprends de travers — comme un vrai patient.
- Tu n'aides pas. Tu ne relances pas gentiment pour me sauver. Les
silences existent : tu peux répondre « … » et rien d'autre.
- Tu n'acceptes pas trop vite et tu ne guéris pas.
QUAND J'ÉCRIS « PAUSE »
Tu sors du rôle et tu me rends trois choses, et rien d'autre :
a. La phrase exacte que j'ai dite qui a le plus fait mal — et pourquoi.
b. Ce que le patient a compris, réellement, de ce que j'ai dit.
c. Une seule chose à changer au prochain essai.
Puis tu attends que je reprenne.
Commence : je frappe à la porte, tu es assis. Écris ta première réplique.Les champs à remplir
[la peur centrale]Ce que le patient redoute vraiment, souvent sans le formuler : perdre son autonomie, sa place au travail, ne pas voir grandir quelqu'un.
[son tempérament]C'est ce qui rend l'exercice utile : entraînez-vous d'abord sur le tempérament qui vous met le plus en difficulté.
Comment s'en servir
- 1Écrivez vos répliques comme vous les diriez — à voix haute si vous êtes seul — pas en style écrit.
- 2Ne corrigez pas en cours de route. Allez au bout, puis écrivez « PAUSE ».
- 3Refaites l'entretien depuis le début en changeant une seule chose : celle que le débriefing a désignée.
- 4Rejouez avec un tempérament différent avant de considérer que c'est prêt.
Ce que ça ne fait pas
- Un modèle simule une réaction plausible, pas celle de votre patient. L'exercice entraîne vos formulations, il ne prédit rien.
- Il reste plus coopératif qu'un vrai patient, même quand on lui demande de ne pas l'être.
- Il ne remplace ni un compagnonnage, ni une formation à l'annonce avec patients simulés.
Aucun de ces prompts ne se colle avec un nom, une date de naissance, un NIR ou un numéro de dossier. On retire d'abord ce qui identifie, on colle ensuite — un modèle raisonne aussi bien sur « femme de 62 ans » que sur un patient nommé.
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